Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Quel plaisir et quel soulagement de retrouver les fleurs que l’on aime!
Je reviens de la montagne où j’avais rendez-vous avec la lavande. Quarante minutes de piste en voiture pour arriver à cet endroit préservé à 1500m d’altitude et l’angoisse que la lavande ne soit pas là, ou que ce soit trop tard.

Quel cadre de travail!

L’année dernière était une année exceptionnelle pour la lavande: beaucoup d’eau tout au long du printemps l’avait rendu belle et grande. Cette année, la lavande royasque est plus modeste  mais foncée, presque bleutée et son parfum délicieux. Ses tiges sont souvent courtes, rendant la récolte délicate: il faut être précis avec la serpe pour couper avant les feuilles, faire une belle boule pour que la plante repousse de manière homogène. La cueillette de la lavande sauvage est beaucoup plus difficile que la cueillette de la lavande cultivée: les pieds sont épars, dans des pentes et surtout les adventices (« mauvaises herbes ») obligent à un tri minutieux.
Ce travail sous un soleil de plomb exige une bonne position pour préserver son dos. Il faut accepter quelques piqûres d’insectes mécontents qu’on les prive de leur nectar. Mais quel cadre de travail, quels odeurs, entre lavande et sarriette qui se prépare, quels sons avec ce bourdonnement incessant!
La lavande étant une plante fragile, il est important de la pré-faner avant tout transport long vers la distillerie.

 

La lavande doit être aérée manuellement pour un séchage lent afin d’éviter l’échauffement de la plante.

 

Vous comprendrez maintenant la différence de prix entre une huile essentielle de lavande sauvage et une de lavande cultivée!

Laquelle préférez-vous? Sauvage ou cultivée?

Explorez cet endroit magnifique avec Antonin qui distille cette lavande de la Roya dans la vidéo associée à cet article.

 

 

 

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